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Partir pour la Guyane

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GuyaneFR Beaucoup se demandent quelles raisons, ou déraisons, peuvent bien pousser certains d’entre nous à s’expatrier. Ce frein se ressent d’autant plus lorsque l’on choisi la Guyane ,qui reste une des destinations les moins affriolantes du français lambda. Mais pour quelles raisons ? Ne s’agit-il pas d’une vieille, très vieille image, entrée dans l’inconscient collectif et qui peine à en sortir ?

Si vous demandez pourquoi des grimaces à l’annonce de votre choix, vous n’obtiendrez probablement que des réponses du style « bah parce que c’est nul, on envoyait les prisonniers ! C’est pas pour rien hein ! », ou « T’es dingue, y’a plus de moustiques que d’arbres, tu vas mourir en deux semaines ! Faut être né là-bas pour supporter le pays ! ».  Rarement plus.

Historiquement, il est certain que la Guyane a servi de dévidoir aux prisons de la métropole. Le pays était suffisamment éloigné et les conditions de vie assez terribles pour que personne n’en revienne. Rappelons-nous que Dreyfus séjourna sur l’île du Diable, au large de Kourou, pendant quelques années. Les prisonniers travaillaient à transformer les terres guyanaises en creusant les canaux nécessaires à l’évacuation des eaux. Si Cayenne et ses alentours font désormais partie du continent, il ne faut pas oublier que l’on parlait alors de l’île de Cayenne. En effet, la ville était entouré de marécages. Et oui, qui dit marécages dit moustiques. Ils sont effectivement plus nombreux et plus violents qu’en métropole, où le moustique tigre fait une percée ces dernières années. Vous aurez l’occasion de voir à certains endroits de véritables nuages, composés de milliers de petites bêtes attendant de vous piquer. Ne vous affolez pas, ce ne sera pas le cas en ville. Il faudra pour cela vous promener du côté des terres marécageuses, comme le dégrad des Cannes et les marécages qui borde le fleuve Mahury.

Revenons à nos moutons: pourquoi faire le choix de la Guyane ? Les motivations sont multiples, et peuvent se superposer. Parce qu’un jour, dans votre vie, votre train-train vous lasse de manière mortelle et vous impose de bouger. Parce que vous aimez le défi. Parce qu’arrivé à un certain âge, vous vous demandez si vous êtes toujours capable de vous adapter. Parce que vous avez envie de voir des gens différents, dans leur culture, leur façon de vivre. Parce que vous avez une opportunité professionnelle. Parce que notre mode de vie vous inquiète, et que vous cherchez plus de nature et moins de structures.

La Guyane est une réponse. Et je trouve qu’il s’agit d’une réponse plutôt simple, car elle élude un problème important: la barrière de la langue.

Fin mai 2014, j’ai su que j’avais une opportunité ferme. Mi-août, j’étais sur place.

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